Sous le soleil de Satan est un film français de Maurice Pialat, sorti en 1987, Palme d’or du Festival de Cannes en 1987. Le film est une adaptation du roman du même nom de Georges Bernanos publié en 1926

 

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Distribution

 

Fiche technique

 

 

 

Dans un village du nord de la France, l’abbé Menou-Segrais (Maurice Pialat) accueille au sein de sa paroisse le jeune abbé Donissan (Gérard Depardieu). Rongé par le doute sur sa vocation, ayant recours aux mortifications, Donissan éprouve d’énormes difficultés à assurer ses fonctions de culte quotidiennes. Menou-Segrais, figure tutélaire, le révèle à lui-même et lui dévoile son aspiration profonde qui tend à la sainteté.

Tout près d’ici, Germaine Malhorty (Sandrine Bonnaire), dite Mouchette, une adolescente de 16 ans, fille d’un gros brasseur de la région, se cherche, entre mythomanie et chantage au suicide, en multipliant les aventures avec des hommes mûrs. Amante du marquis de Cardignan, noble ruiné sur le point de vendre ses biens, elle fréquente aussi un médecin marié, le député Gallet.

Un matin, après une nuit passée chez son amant, elle le tue d’un coup de fusil de chasse dans un geste mi accidentel, mi autodestructeur. Mouchette, enceinte, révèle son forfait à Gallet. Pragmatique jouisseur, soucieux de sa position sociale, il tente de la rassurer en lui révélant que l’enquête a conclu à un suicide, mais refuse de l’avorter. Mouchette, qui vit de plus en plus mal sa culpabilité, continue sa dérive, sans repère.

Alors que Menou-Segrais envoie Donissan porter assistance à une paroisse voisine, ce dernier rencontre à travers champ un étrange maquignon (Jean-Christophe Bouvet) qui se révèle être une incarnation de Satan. Alors que Donissan, épuisé, lui résiste, ce dernier lui offre un « don de vision à travers les êtres ».

Donissan s’en va alors trouver Mouchette, dont il sait tout à présent, et tente de la ramener à Dieu. Mais elle se tranche la gorge avec un rasoir à son retour chez elle. Donissan, perdu, ne peut qu’offrir le corps de Mouchette agonisante aux pieds de l’autel de l’église. Ce geste scandaleux lui vaut alors une retraite forcée à la trappe de Tortefontaine.

Nommé curé du hameau de Lumbres, dans lequel il s’investit corps et âme, Donissan a acquis la réputation d’un saint homme. Un paysan d’une commune voisine vient alors le chercher alors que son fils agonise d’une méningite. Alors qu’il pensait donner les derniers sacrements, il se retrouve face à son destin : la famille et le prêtre en charge attendent de lui non moins qu’un miracle, l’enfant étant mort.

Fuyant, persuadé de sa défaite au côté de Dieu face à Satan, il est rattrapé et ressuscite l’enfant. À bout de force, bien que suppliant Dieu de lui laisser la vie s’il peut encore être utile aux autres, il meurt en plein confessionnal où l’abbé Menou-Segrais le trouve inanimé alors qu’il était venu lui rendre visite.